Opération pièces jaunes !

Comme beaucoup de monde, lorsque l’on me rend la monnaie au magasin, j’ai la fâcheuse tendance à la poser dans la "boîte à pièce" à côté des clefs en rentrant à la maison. Bien sûr, il arrive un moment où la boîte est pleine et je songe vaguement à piocher dedans pour faire l’appoint lors de mes courses suivantes. 

Sauf que… je déménage bientôt au Mexique et franchement vider cette boîte de cette façon était presque mission impossible… à moins que… Je me suis tout à coup souvenu d’avoir vu à plusieurs reprises des parcmètres dans Miami qui n’en sont pas vraiment. En effet, ils sont sur les trottoirs, mais pas devant des places de parking, ils sont tout colorés et surtout la monnaie que l’on y glisse à l’intérieur sert à aider les personnes sans-abri du comté de Miami Dade. J’ai donc cherché le parcmètre de don le plus proche de chez moi et je suis allé y vider l’intégralité de ma boîte.

 

Nous ne pensons pas nécessairement à faire des dons réguliers, mais au pays de l’once Sam, on tache de te le rappeler assez souvent. Lorsque je fais mes courses à Publix (l’équivalent de nos Carrefour, Auchan, Leclerc) le ou la caissièr-e me demande de temps en temps si je veux bien faire un don d’un dollar ou plus pour aider les enfants. Je vais également à Whole Foods Market, c’est la très grande chaîne de magasins de produits bio et naturels du pays. Nous y allons avec nos propres sacs - « I have my own bag » aura été ma phrase la plus prononcée pendant ces deux années à Miami -  et chaque sac réutilisé rapporte 10 cents. Nous avons le choix, soit de les récupérer, soit de les donner à une association. J’ai pu observer à plusieurs reprises dans les avions de retour aux États-Unis, le personnel de bord demander si nous voulions bien nous débarrasser de notre petite monnaie ou des pièces non écoulées dans le pays étranger visité.

Voici donc plusieurs occasions de se débarrasser de nos pièces , disons-le, encombrantes, tout en faisant de belles petites actions.

Alors si tu passes par Miami, n’hésite pas à mettre une petite pièce dans le parcmètre pour aider les personnes sans-abri.

New-York City ! (2/2)

Notre balade se poursuivit dans le très beau quartier de Greenwich Village. Cela y était, en me promenant dans cet endroit, je redécouvrais les plaisirs qui m’avaient envahi lors de mon séjour à Chicago. Un lieu vivant, humain, historique, animé, bref, un coin de Manhattan qui m’a beaucoup plu.

Nous sommes allés acheter de quoi manger au très beau et bon restaurant végétal, by Chloé et nous avons dégusté notre burger accompagné d’un cupcake végan délicieux au Washington Square Park. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas profité d’un agréable piquenique. Plaisir retrouvé.

Nous nous sommes ensuite baladés dans les rues et en avons profité pour nous arrêter plusieurs instants dans quelques-unes des nombreuses galeries d’art du quartier avant de nous rendre dans ce lieu fabuleux nommé,  The High line, une ancienne voie ferrée transformée en promenade champêtre sur plusieurs kilomètres de long. Un poumon vert de 2,33 km au coeur de la ville. Nous l’avons parcouru entièrement avant de nous rendre dans un autre fabuleux restaurant de cuisine végétale. Décidément, ce challenge de visiter une ville en essayant les restaurants végans est une chose pour laquelle nous avons vraiment pris goût. C’est l’occasion de nous rendre dans des quartiers que nous n’aurions pas nécessairement eu le temps de visiter ou de connaître et en plus à chaque fois, nous découvrons une cuisine de saveurs qui nous submergent le palais de bonheur. Ce restaurant, l’ Avant Garden, était encore une belle trouvaille. Allez donc jeter un coup d’oeil sur les photos de leurs plats, ils font saliver, et je vous confirme que c’est un vrai régal autant pour les yeux que la bouche. 

Dimanche matin, c’est le Metropolitan Muséum of Art ( The MET) que nous avons visité. Ce musée se situant dans Central Park est une vraie mine d’oeuvres d’art. Nous n’avons pris que quelques heures pour le visiter, mais n’avons pas pu le faire dans son intégralité. Le MET, c’est comme le Louvre, il faut vraiment le faire en plusieurs fois si l’on veut avoir l’occasion d’y admirer tous ses trésors. 

Un détour par le très chic Upper East Side, pour trouver notre restaurant végétal du midi, le Candle Café. Nous nous sommes ensuite prélassés quelques heures dans l’immense Central Park

Le soir, c’est à Chelsea que nous sommes allés manger. Malheureusement, cette fois le restaurant avait l’air, mais pas la chanson. Un peu déçu de la cuisine du Blossom, on ne gagne pas à tous les coups. La soirée fut belle tout de même, car nous nous sommes rendus dans le bar gay historique de New-York, le Stonewall inn, là où le mouvement LGBT moderne est né. Entre San Francisco et New York, nous avons eu notre charge historique en matière de naissance de mouvement pour nos droits. J’aime l’idée qu’enfin ce genre de lieu soit notre Histoire, cela montre à quel point la société a évolué et avancé. Ce soir-là, au Stonewall Inn, nous avons assisté à un super show de  Queer. C’était beau, drôle et en même temps émouvant. Je ne pouvais m’empêcher d’observer tout le monde dans la salle et de voir les sourires sur les visages de toutes ces personnes et de me dire que nous vivons à une belle époque malgré tout. 

Lundi Matin, Top of the Rock, fut notre première visite. Monter au sommet de la tour Rockefeller en pleine journée était moins impressionnant que l’Empire State Building la nuit, mais cela a eu tout de même son petit effet. C’est vraiment beau de voir la ville de là-haut. Vous l’aurez compris, entre les avions et les sommets des tours, j’aime prendre de la hauteur pour admirer le monde se dessinant sous mes pieds (pas étonnant donc que j’adore le parapente).

Redescendons sur la terre ferme pour continuer à rêver, dans le sublime MOMA. Ce musée m’a mis une claque monumentale pour plusieurs raisons, il faut dire que leur collection est immense, mais celle que je retiendrais le plus et ce moment intense en émotion lorsque je me suis retrouvé nez à nez devant "Les Demoiselles d’Avignon" de Pablo Picasso. Mon coeur s’est emballé, mes yeux se sont humidifiés, il était là, devant mes yeux, ce chef-d’oeuvre, j’avais enfin tout loisir de l’admirer. 

Un dernier fast-food new-yorkais, le Terri, avant d’aller profiter une dernière fois d’une balade dans Central Park. Vous l’aurez remarqué, nous l’avons aimé ce parc. Il est tellement grand qu’il faudra que nous y retournions pour en finir le tour. 

Ce séjour fut court, mais intense et clairement pas reposant, mais qu’est-ce que l’on a aimé cette ville. Il m’aura fallu l’apprivoiser et m’y habituer, car contrairement à Chicago, je n’ai pas eu le coup de coeur en premier lieu, mais au final, je suis tout de même tombé sous le charme. Nous avons visité une infime partie de cette ville, nous n’avons même pas eu le temps de sortir de Manhatahn pour visiter Brooklin, le Bronx et le Queens, en voilà une bonne excuse pour y retourner. 

PS : Bien évidemment, nous sommes retournés à Time Square de nuit. Magique ! 

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New-York City ! (1/2)

Du 1er au 4 juillet 2016, nous nous sommes offert un séjour à New-York City. 

Comme d’habitude, j’ai passé tout le voyage en avion, le visage collé au hublot, les yeux rivés au sol afin de contempler les paysages défilants sous mon regard d’enfant. J’ai pu admirer le lac Okeechobee de Floride, et entr’apercevoir Jacksonville, la dernière grande ville de mon État avant la Géorgie. J’ai pu voir la ville de Savahanna en Caroline du Sud, des lacs et rivières de Virginie. Nous avons eu droit à une mer de nuages au-dessus du Richmond, puis passage par le Maryland, le Delaware, le New Jersey et pour finir, petite accélération cardiaque lorsque j’aperçus avec bonheur et excitation la belle et majestueuse statue de la Liberté s’élevant sûr Liberty Island. Arrivés à New-York, nous filâmes déposer nos valises à Manhattan sur la 36e dans un très joli hôtel nous offrant une splendide vue sur la ville.

Il était déjà l’heure pour nous d’aller nous restaurer et comme pour Buenos Aires, le challenge « lieux d’alimentation végétale » était de mise. Pour commencer, c’est dans un petit fast-food, le Vlife, que nous nous sommes rendu.

Après avoir englouti notre repas, c’est dans les environs de notre hôtel que nous commençâmes notre petit tour, c’est-à-dire Broadway et Time Square. C’était le milieu de l’après-midi, donc pas aussi impressionnant que cela aurait pu l’être le soir, mais tout de même, ces publicités, ces lumières tout autour de nous, c’était incroyable. 

Notre promenade se poursuivit jusqu’à Central Park suivit de la visite de l’Empire State Building à la tombée de la nuit. Un délicieux coucher de soleil depuis le sommet de l’immeuble s’offrit à nous. Les lumières de la ville, peu à peu, baignèrent de mille feux la cité. Quel beau spectacle ! Accompagné au loin, d’un bel orage s’abattant sur le New-Jersey.

Il était déjà temps d’aller au restaurant, et ce fut un coup de coeur instantané. Un restaurant végétal Coréen. Le Hangawi, un lieu beau et apaisant, servant une cuisine d’une finesse remarquable accompagnée de vins orientaux dont mes papilles se souviennent encore. Je recommande vraiment cet endroit à tous les amateurs de cuisine coréenne. 

Le samedi, levé aux aurores, cela nous a offert le privilège d’admirer le soleil apparaître d’entre les immeubles depuis notre lit. Le premier départ en bateau pour rejoindre la Statue de la Liberté était à nous. Elle est impressionnante et vraiment très belle, cette grande dame, je me l’imaginais un soupçon plus grande, cela n’a toutefois rien enlevé à son charme et à sa symbolique.

 

La surprise fut lors de la visite de la seconde île, Ellis Island. Une grande page de l’histoire américaine s’est écrite en ces lieux, et lors de la visite du musée de l’immigration, toutes les émotions au sujet du peuple des Etats-Unis m’ont parcouru. C’est un lieu vraiment chargé d’histoires très belles et parfois peu  glorieuses, mais d’un intérêt certain. Je crois que cette visite fera partie des plus intéressantes que j’ai pu effectuer  jusqu’à ce jour. Dame liberté est un symbole à voir, mais Ellis Island, je dirais plutôt que c’est un devoir citoyen de s’y rendre. Ce lieu a été pour moi une révélation sur la compréhension de la mentalité et de la culture américaine. C’était tout simplement fascinant.

Nous continuons notre visite en passant au mémorial du 11 septembre. Je ne savais pas du tout ce qui avait remplacé les tours jumelles et quelle ne fut pas ma surprise de voir deux fontaines se vidant dans un trou béant comme si l’eau tombait dans les abysses de la Terre. C’était vraiment touchant et surréaliste. J’ai encore ce souvenir marquant de mon année de 3e, en 2001, où le soir en rentrant du collège, je découvrais avec stupeur l’horreur qui avait frappé nos cousins américains. Le mémorial est à la hauteur de la puissance, de l’optimisme et de l’espoir qui animent le peuple des Etats-Unis. Je n’ai pas pu m’empêcher de rester silencieux quelques minutes, observant et tentant de réaliser là où j’étais.

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Un an aux Etats-Unis : l'heure du bilan

Le 21 mai 2016, nous fêtions déjà notre première année sur le continent américain. Voilà douze mois, une nouvelle page se tournait, blanche, vierge : prête à être écrite. À cette occasion, j’avais décidé de sortir ma plus belle plume en créant ce blogue, dans l'objectif de partager avec vous mes aventures. Elles furent nombreuses, San Francisco, Chicago, la Nouvelle-Orléans, les Bahamas, Buenos Aires et bien sûr, la découverte de ma région, le parc national des Everglades, les Keys, les musées et galeries d’art, les restaurants, les bars et les différents quartiers de Miami. 

De toutes ces visites, si je dois retenir une chose : c’est le plaisir de les vivre et de rencontrer des gens ouverts, gentils et généreux. 

 

Lorsque nous avons posé les pieds à Miami, j’avais embarqué dans ma valise, ma timidité et mon manque de confiance en moi. Avec la crainte que cela s’intensifie du fait de la barrière de la langue. Tout le contraire s’est produit.

Je me suis libéré à une vitesse vertigineuse. Ma nature optimiste s’est décuplée. Ma crainte du regard de l’autre, la peur du jugement : envolées. L’effet de l’expatriation m’a insufflé une bouffée de liberté que je savoure chaque jour. J’étais heureux avant, je suis aux anges aujourd’hui. 

 

Mon couple s’est consolidé au point de devenir une alliance parfaite entre, amour, amitié et confidence. Nous avons eu la force de nous soutenir mutuellement dans les moments difficiles et les phases un peu chaotiques que l’on peut subir lors d’une expatriation. Aujourd'hui, nous nous sentons plus amoureux que jamais.

 

L’éloignement de la famille et des amis n’est pas chose aisée, heureusement, nous vivons à l’air de nouvelles technologies et c’est incroyable la façon que cela a eue de me rapprocher de certaines personnes.

Mon frère, par exemple : nous nous aimions, nous nous voyions, mais la distance nous a rendus plus proches que jamais. Il est devenu également papa, ce qui ajoute un élément non-négligeable au renforcement des liens. Nous ressentons le besoin de nous appeler toutes les semaines, de parler de ce que nous faisons. Il prend du plaisir à me montrer les évolutions de ma nièce, ses premiers gazouillements, ses premiers éclats de rire, ces jolies robes. Ma belle-soeur a eu une fin de grossesse difficile et grâce à Internet, j’ai pu les soutenir depuis mon continent d’adoption. J’ai pu être présent pour eux, alors que j’étais si loin. C’est un bonheur sans nom que de pouvoir être là, pour les moments difficiles qu’endurent la famille, et ceux des amis également,  et pour les moments de joie bien évidemment. C’est extrêmement plaisant et rassurant.

 

Lorsque je disais plus haut, que je m’étais libéré, c’est incroyable de voir à quel point. Je me suis mis à peindre, à écrire et j’ai même repris des études. Ma plus grande crainte par le passé aurait été de ne pas terminer mon cursus comme je l’ai toujours fait. Que j’aille au bout ou non, je  prends l’expérience comme elle vient, sans stress, sans peur d’un quelconque échec. Je fais et nous verrons jusqu’où j’irais. 

J’ai également commencé à donner des cours de français à une petite fille de cinq ans depuis bientôt un mois.

Je ressens l’épanouissement  dans tout ce que je fais et chaque minute qui passe me rend heureux. 

J’ai encore des projets plein la tête, l’imagination débordante, l’esprit en ébullition, je me sens simplement bien.

 

 

Je conclurai ce billet au sujet de ma première année dans le Sunshine State avec ce proverbe tibétain : "Le voyage est un retour vers l'essentiel."

 

Je vous embrasse ! 

 

Alexandre

 

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Manger Vegan à Buenos Aires

Je suis végétarien depuis plus de cinq ans et végétalien depuis bientôt un an. C'est-à-dire que je ne consomme ni viande ni poisson, ni produits issus des animaux comme le miel, les oeufs, les produits laitiers, etc. 


Lors de notre séjour à Buenos Aires, je me suis donné comme challenge de trouver des restaurants de cuisine végétale.

Quelle surprise, lorsque je découvris le panel de lieux qui s'offraient à moi. La liste était immense. Je n'ai même pas pu tous les tester tant ils sont nombreux. Un vrai bonheur. 

 

Voici donc un petit aperçu de ma semaine gastronomique argentine.  


Buenos Aires Verde dans le quartier de Palermo. C'était à la fois bon et beau. Copieux et délicieux.


Krishna veggie - Palermo. 

Restaurant indien très joli et très coloré. Plénitude et plats goûteux garantis (désolé pour la photo absolument non représentative de ce super-repas). Je vous conseille d'aller sur leur site qui vous donnera un meilleur aperçu, tout en musique, de leur univers.


Bio solo organico - Le meilleur restaurant que nous avons fait. Magnifique présentation, plat délicieux et un vin  argentin très savoureux. Nous en avons même profité pour acheter une bouteille  pour la maison. 


Konu Bar.

Un super resto de burger ! Une jolie petite cantine colorée. Avec une tarte au citron à tomber par terre pour le dessert, j'étais comblé. J'en ai rarement mangé de si bonne.

Je n'ai pas trouvé de site Internet mais une page Facebook.


Stattva - La pizza, pourtant petite, était tellement copieuse que je n'ai pas réussi à la finir. Et c'est à noter, car c'est rare que cela m'arrive. Un vrai régal encore une fois.


Et pour finir je ne vous amène pas au restaurant, mais chez l'habitant. En effet à Buenos Aires, j'ai été mis en relation avec Zoé, une française, vivant depuis quelques mois dans la capitale argentine. Nous avons sympathisé et elle a tenu à me faire un bon repas vegan dans son apparemment typique de la capitale. Je crois que je ne pouvais pas rêver mieux pour mon dernier déjeuner dans ce pays. Je n'ai malheureusement pas pensé à prendre en photo la belle cuisine ni les plats de Zoé, mais je peux vous dire que cela valait le détour. J'ai même eu droit à goûter à la boisson nationale, le fameux maté


Et c'est ainsi que s'achève ma série d'articles sur Buenos Aires. J'ai vraiment eu le coup de coeur pour cette capitale d'Amérique du Sud et je n'ai qu'un conseil à vous donner : Allez-y ! 

 

¡hasta la vista!

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Journée à Tigre (Argentine)

Lors de notre séjour à Buenos Aires, nous en avons profité pour passer une journée à Tigre. (on prononce Tigré s'il vous plaît)

 

Tigre se situe à 30 km de la capitale argentine. En plein delta du Paraná. Très simple de s'y rendre en train. (il y en a un toutes les dix minutes).

 

La particularité de la ville, elle se parcourt en bateau.


C'est parti pour la visite. En voiture bateau Paulo!


Non, ne vous inquiétez pas, celui-ci est une épave.


Ici, les transports en commun sont donc des bateaux et pour s'arrêter, il suffit de prévenir que l'on descend au prochain ponton ou de faire signe que l'on veut monter à bord. 


Comme vous pouvez le constater, la voiture n'est pas très utile. La barque, en revanche, peut faire l'affaire.


Si si, cette maison était bel et bien habitée. 


Celle-là aussi, mais on en doute moins.


Et comme dans toutes les villes, il y a école ! Alors les enfants prennent le bateau bus. Plutôt classe comme mode de transport.


Non, vous ne rêvez pas, cette maison est bien sous verre. Avant de devenir musée, elle a appartenu à Domingo F. Sarmiento président de l'Argentine de 1868 à 1874. Étant dans une région humide (tu m'étonnes, la ville se trouve au milieu d'un delta! ) pour des raisons de conservation la maison est désormais sous cloche. 


Après une sublime journée à Tigre, retour à Buenos Aires en train, les yeux pleins de beaux souvenirs.

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Une semaine à Buenos Aires

En mars, avec mon mari, nous sommes partis une semaine à Buenos Aires, en Argentine. 

C'était mon premier voyage en Amérique latine et dans l'hémisphère sud ! 

Quelle belle semaine de visite. Cette ville est vraiment magnifique, pleine de vie, de culture, et son architecture est très proche de celle que nous connaissons en Europe. J'ose le dire, je me suis senti à la maison, dans un Paris version Amérique du Sud.

 

Comme toujours, un des moments que j'aime le plus, c'est le voyage en avion lorsque tu vois la ville et les paysages se dessiner sous tes yeux. Je n'y peux rien, cela me rend joyeux à chaque fois. Je retombe en enfance (en suis-je vraiment sorti un jour?) et mon coeur s'emballe de plaisir. Et cette idée de découvrir une nouvelle culture et un nouveau lieu me fait trépigner de bonheur.


 J'ai eu un petit coup de coeur pour le drapeau argentin, le bleu ciel m'apporte une sensation d'apaisement avec en son centre ce soleil aux références à la fois européennes mais surtout aux dieux Incas.


La ville de Buenos aires possède une architecture, des monuments et des places magnifiques. Nous nous y sommes baladés des heures durant.


La  végétation y est luxuriante avec des arbres époustouflants. 

 


 C'est avec enchantement que j'ai découvert qu'en pleine ville, il y avait une réserve naturelle sublime dans laquelle j'y ai passé plusieurs heures loin du tumulte et du bruit que l'on peut trouver dans toute grande ville. 

 


 Amoureux de culture et d'art il va sans dire que nous en avons profité pour mettre les pieds aux musées, galeries et dans les monuments de la ville.

 


 Je me suis même offert ma première oeuvre d'artiste, dans une petite galerie d'art.

 


 Buenos Aires de jour est à tomber par terre, mais de nuit c'est carrément féérique.

 


J'ai passé une semaine à découvrir Buenos Aires et j'en suis tombé amoureux. Je m'y suis senti comme à la maison. Je ne dirais pas non si un jour, je devais y poser mes valises ! 

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Elections américaines

Ma famille et mes amis me connaissent, j'aime bien la politique. Un petit débat ne m'effraie pas, surtout lorsqu'il s'agit de discuter avec des personnes ayant des idées différentes des miennes. Depuis mon expatriation, je me suis, d'ailleurs, encarté dans un parti politique français. (Où est la logique d'intégrer un parti lorsque l'on est loin de son pays ? Aucune idée.)

 

En ce moment aux États-Unis, c'est l'effervescence à l'occasion des primaires. Chez les républicains comme chez les démocrates, le suspense reste entier. 

Mon mari et moi sommes très curieux du fonctionnement de la politique américaine et nous avons, tous les deux, notre candidat favori. Ce qui laisse lieu à des provocations amusantes à la maison sur, : qui remportera les primaires.

 

Hillary Clinton est venue faire un meeting à Miami. Nous sommes donc allés nous mettre dans l'ambiance. Concert, petits drapeaux américains, autocollants "Hillaryclinton", caméras de télévision, tout y était. C'était vraiment intéressant de se retrouver plongé dans la vie des Américains, celle de personnes engagées, motivées, optimistes pour leur candidate. C'était assez impressionnant de voir d'aussi près celle qui sera peut-être la prochaine présidente des États-Unis d'Amérique. 


Dans un second temps, je me suis rendu à un meeting sur Bernie Sanders. Il n'était pas présent, mais ce fut tout de même amusant d'assister à cette rencontre. Des personnes plus motivées que jamais pour un candidat dont on entendait à peine parler, il y a un an et qui fait peur à Clinton aujourd'hui.

 

Malheureusement, je n'ai pas vu à temps le courriel qui annonçait sa venue quelques jours plus tard. Dommage, c'est mon petit préféré, je vous aurais pris quelques clichés.

 


Nous ne sommes pas citoyens américains, nous ne voterons donc pas. Mais notre intérêt pour la politique américaine reste grand. Les élections marquent toujours un moment fort dans la vie d'un pays. Nous sommes ravis d'y assister. Et que le meilleur gagne !

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Vacances, retour aux sources, retour en France.

15 jours en France. Nous parlons donc d'un semi-marathon. Pas de pression, je suis venu prioritairement pour voir ma nièce. La rapidité du séjour m'autorisera-t-elle à un article tout aussi rythmé ?

 


Arrivée à Paris, je me rends place de la République pour me recueillir après les attentats de novembre. Moment d'émotion.


Je retourne, rue Charlot, mon premier chez moi en tant que parisien. Doux souvenirs.

 


Je déjeune avec une amie, rue bichât, au "Thien Hiang".

Je passe l'après-midi et la soirée avec quelques amis.

 

Le lendemain matin,  petit déjeuner entre amis, je ne peux m'empêcher de retourner vers la rue Charlot, au "café Pinson" cette fois-ci.

 


L'après-midi, je saute dans un train pour la Bourgogne, où m'attendent, ma belle-soeur et mon petit frère. Je fais la connaissance de ma sublime nièce, Cassendre, née en décembre.


Saint-Julien-Du-Sault (Bourgogne)


 Le lendemain, nous descendons en voiture sur Avignon, dans le dessein de faire une belle surprise à notre famille. Les larmes étaient au rendez-vous, et un bon repas avec la famille la plus heureuse au monde fut copieusement servi.

 

Mes valises restèrent quelques jours dans le Sud, à profiter de ma famille et de quelques amis.

J'ai pouponné. C'est tellement bon d'être tonton.

 

Lors de mon départ, j'ai pleuré à chaudes larmes à l'idée de ne plus prendre ce tout petit bébé dans mes bras avant des mois et des mois. J'ai compris l'un des inconvénients de l'expatriation. Lorsque l'on est loin, nous n'assistons pas aux premiers moments des enfants et nous ne les voyons pas grandir. Moi qui suis très famille, je dois avouer que cela m'a déchiré le coeur de dire au revoir à ma nièce en pensant à tout ce que je raterai. 

 


Avignon (Palais des Papes et remparts)


L'isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)


Avant de reprendre l'avion, petit bonjour à une amie à Bruxelles et derniers moments à Paris, ma ville de coeur, celle où je me sens à la maison. Tradition oblige, je me suis, englouti un "Chipotle" à Beaugrenelle, et sifflé un chocolat chaud de chez "Starbucks". Je me suis également fait péter le ventre au "East Side Burger" avant une dernière balade dans les rues et galeries parisiennes.

 


Ce fut rapide, mais intense. Quel bonheur de rentrer en France et de pouvoir être avec les gens que l'on adore sans écran entre nous. Amis, famille, qu'est-ce que vous j'aime.

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Mes premières fêtes de fin d'année en tant qu'expat 2/2

Le 26 décembre branle-bas de combat, Un couple d'amis arrive, Arnaud et Pascale. Arnaud, c'est un des meilleurs amis de mon mari, son témoin de mariage, son ami d'enfance, celui avec qui il rêve de finir en maison de retraite avec tout leur groupe d'amis (et ils sont nombreux les bougres) pour faire régner leur justice... Le programme va être chargé, je plains déjà le personnel de la maison de retraite qui aura à s'occuper de toute cette troupe d'amis qui passent leur temps à hurler de rire à chaque fois qu'ils sont réunis.

 

Dès le lendemain de leur arrivée. Nous avons enfourché nos vélos pour aller admirer le coucher de soleil dans les Everglades, dans la Shark Valley. Les couleurs étaient sublimes. Nous avons pu admirer plusieurs espèces d’oiseaux, des alligators et même un beau serpent.


Série de photos aux Everglades

Le lendemain, nous avons pris le ferry pour aller nous reposer aux Bahamas. Plages de sable blanc et eaux turquoise et limpides nous ont accueilli. On a pu voir quelques beaux poissons de toutes les couleurs qui  malgré ma très très grosse peur de l'eau ( oui, je vais devoir penser à consulter pour éviter que cela ne devienne une phobie) m'ont donné l’envie d'aller les voir de plus près. J'espère donc vite avoir l'occasion de m'essayer à la plongée. 

Je n'ai malheureusement pas de photos potables des poissons, mais voici un petit aperçu qui laisse deviner tout de même les petits trésors que nous avons pu observer. 

Après deux journées passées sur l’île de Grand Bahama, nous sommes rentrés à Miami et avons réceptionné notre ami Georges qui vit à la Nouvelle-Orléans depuis quelques mois. Séances plages, visites des quartiers de la ville et restaurants à gogo furent le programme de ces journées passées entre amis. 

 

Le 31 décembre, nous avons organisé le repas de la saint Sylvestre à la maison. Après s'être goinfrés comme des cochons, nous sommes tous allés dans le jacuzzi avec nos coupettes de champagne. À minuit, dans notre bain à bulles, nous avons pu admirer un feu d'artifice à travers les arbres. Le spectacle était fantastique. 

 

 

 


La table, joliment dressée par mon gentil mari

Notre coin jacuzzi, avec la fresque que je suis en train de peindre sur la palissade histoire d'égayer un peu le jardin.

Les 10 jours passés en compagnie de nos amis ont été une vraie bouffée d’air frais. Nous avons vraiment eu le sentiment d’être en vacances et de profiter de notre région à fond. Comme tout a une fin, leur départ a été un peu dur et nous avons repris notre petite routine dont on ne se plaint pas évidemment, mais bon c’est toujours mieux quand il y a les copains ;-) 


Une dernière série pour la route. Dans notre quartier de prédilection, celui où nous emmenons automatiquement nos amis qui nous rendent visite, je ne vous le présente plus... Wynwood !!

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Mes premières fêtes de fin d'année en tant qu'expat 1/2

Et voilà, ça y est, une année de plus s’achève. Nous souhaitons la bienvenue à 2016.

Riche en découvertes, 2015 aura été, malgré une actualité terrible pour la France, une période pleine de belles émotions et de charmantes attentions dans ma vie.

 

C'était la première fois que je passais l'intégralité des fêtes de fin d'année loin de ma famille, et j'ai bien cru que j'allais craquer et pleurer quelques fois. Mais que nenni ! Alexandre est devenu un grand garçon, le cordon semble enfin coupé... NON ! je plaisante. Ça ne va pas ou quoi?! 

J'ai évidemment eu un pincement au coeur, car je suis devenu tonton début décembre. Toute ma famille s'est réunie pour célébrer l'événement pour Noël et je n'étais pas là. Lorsque je verrai ma nièce pour la première fois, elle aura deux mois passés. Voici donc le revers de la médaille de la vie d'expatrié. On ne peut pas toujours tout avoir et il faut savoir être patient. J'ai tellement hâte de rencontrer ma nièce ! Qu’est-ce que je suis fier de mon petit frère.

 

Trèves de bavardage, place au rêve et au voyage ! 

 

Ils s'en est passé des choses entre Noël et jour de l’An.

 

Le 24 décembre au soir nous avons été invités chez nos nouveaux amis Bertille et Mathieu ( un couple d'expatriés français vivant en Floride depuis trois ans. Voici leur blog)

Ils viennent d'emménager à Hollywood à 20 minutes au nord de Miami. Lors de cette soirée, nous avons pris le temps de nous balader dans leur nouveau quartier et d'y prendre quelques clichés de maisons décorées. 

 La soirée fut très agréable et a beaucoup contribué à passer ce premier cap avec douceur. 

 


Table du réveillon de Noël


Décorations du voisinage


Le 25 décembre,  les cadeaux étaient au pied du sapin. Cette année le papa Noël m'a apporté une platine vinyle ( j'en rêvais depuis dix ans) avec deux beaux albums de Bjork, ma chanteuse préférée de mon époque teenager, pour qui je ne voue plus un culte, mais que je ne peux m'empêcher de remercier, car c'est le genre d'artiste qui m'a aidé à grandir et à évoluer dans ma manière de penser... ah, les mystères de l'adolescence. 

 

Le midi, nous avons pique-niqué en amoureux sur la plage. 


Cette année, le sapin, je l'ai fabriqué. peinture, carton, ficelle et gommettes et le tour est joué.

Vous remarquerez ce sublime papier cadeau de princesses... mon mari a acheté le rouleau sans regarder les motifs... 

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J'ai été interviewé

J'ai récemment été contacté par Sebastien, un blogueur traitant de sujets divers et variés d'où son nom, Le Grand Bourdel

Il s'intéresse beaucoup à la blogosphère et tient une émission consacrée aux blogueurs.

L'univers des conjoints d'expatriés attisant sa curiosité, il  a décidé de se pencher sur mon cas en me proposant une interview.

Je me suis donc prêté au jeu des questions-réponses. 

C'est vraiment drôle de savoir que nous, petites fourmis dans ce monde si vaste qu'est internet, on se retrouve à rencontrer des gens et même a susciter chez eux de l'intérêt. Encore merci à Seb de s'être intéressé à mon petit univers. Une expérience très intéressante et agréable. 

Bonne écoute à toutes et à tous ! 


Peintures de Jakub Julian Ziolkowski exposées à l'occasion de l'ArtBasel de Miami.

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Miami est en ébullition 

Les jours arrivants risquent d'être riches en animations. En effet, du 1er au 6 décembre se tient la foire d'art contemporain la plus importante des Etats-Unis. 

Des expositions se déroulent dans plusieurs quartiers de Miami Beach et de Miami. Comme beaucoup le savent, nous vivons aux portes de quartiers artistiques très en vogue.  Entre Design District, Wynwood et Midtown, les amoureux d'art sont comblés.

Nous sommes  allés prendre la température de deux de ces quartiers.


À Midtown, un lieu d'exposition immense est sorti de terre pour l'occasion. 


Visite de la  Markowicz Fine Art gallery à Design District 


Encore et toujours cette petite place qui évolue au fil des saisons grâce à l'artiste Paula Crown


Une parade a traversé le quartier. Avec fanfare, danseurs, danseuses, majorettes, musiciens, belles voitures  et acrobaties de motos. 


Vue d'extérieure d'une exposition


Et découverte d'un petit lieu sympa où je pense nous irons prendre le thé en après midi. 


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Noël ! Noël en approche mon capitaine ! 

Ça y est, nous avons acheté notre second vélo.

Nous pouvons faire des balades de quartier en prenant l'air,  le nez en l'air et les yeux grands ouverts. 

Les températures dignes d'un mois de juin dans le sud de la France nous font aisément oublier le Noël approchant. La ville se charge bien de nous le rappeler. À l'approche de ma fête préférée, une petite promenade nocturne s'impose, afin de faire quelques clichés des lumières illuminants mes yeux d'étoiles.


Le Design district s'illumine en restant chic.


Le magasin Cartier s'embale pour les fêtes de fin d'année 


L'art s'invite aux festivités avec une oeuvre de Fernando Botero nommée "Maternity" (maternité)


Les palmiers font scintiller les terrasses de Midtown

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Visite du Coral Castle à Homestead

Ce week-end, pour se changer un peu les idées, nous sommes allés visiter le "Coral Castle" situé à Homestead à 45 minutes de Miami.

Quelle belle surprise que la visite de ce lieu si atypique.

Je commence à m'habituer à ne plus imaginer ce que je vais visiter, par peur d'être un peu déçu. Il faut voir ce pays avec un regard différent que celui de l'oeil européen. En effet, les États-Unis sont tellement récents que vous n'y trouverez pas le même genre de patrimoine qu'en France et partout ailleurs sur l'ancien continent. Vous vous rendez vite compte qu'en Europe le moindre village possède de vieilles pierres  racontant des histoires très anciennes. Ici, c'est assez rare, pourtant, on trouve des pépites. Et celle-là pour les amoureux d'Histoire et d'histoires, c'est un vrai bonheur. 


Le Coral Castle (château de corail), petit édifice au milieu de nulle part, aurait été construit par un homme,  Edward Leedskalnin,  originaire de Lettonie, haut comme trois pommes et pas très épais. Il aurait édifié ce petit trésor de ses propres mains. Des tonnes et des tonnes de pierre de corail, découpées, assemblées, sculptées, pour monter en l'espace de 28 ans, ce havre de paix et d'amour, entouré de mystères.

Ce franc-maçon, plutôt farfelu, a installé des symboles partout autour de lui. Il a construit un télescope, des sièges, chaises et fauteuils dans toutes les directions pour pouvoir suivre le soleil, une horloge, des lits, des tables, un puits, des lunes, des étoiles et des planètes, et même le salon de la famille ours de cette fameuse histoire de boucle d'or et les trois ours, et le tout en pierres de corail. 
On dit même qu'il aurait découvert le secret des pyramides ou qu'il était en lien avec les aliens qui l'auraient aidé à mener à bien son projet architectural.


En 1992, l'ouragan Andrew a tout ravagé dans la région et le château n'a pourtant pas bougé d'un poil, ce qui ajoute au mystère du lieu. Les portes du château, toujours en pierre de corail, pèsent plusieurs tonnes et, pourtant, se poussent aussi aisément qu'un portail en bois grâce à l'ingénieuse mise en place d'un pivot.
Nous n'avons pas pu nous empêcher d'acheter le livre qui raconte l'histoire du bonhomme et de son oeuvre aussi singulière que fascinante. 


Les Américains aiment raconter des histoires et des légendes et ils le font tellement bien.


Coup de coeur. 

Entrée du Coral Castle
Entrée du Coral Castle
Table coeur
Table coeur
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Une incroyable soirée d'Halloween

Cette année, nous avons célébré notre premier Halloween américain.

Nous nous attendions à une soirée joyeuse et animée, mais n’imaginions pas l’ampleur de l’événement.

Les jours précédents la soirée la plus monstrueuse de l’année, le voisinage, en ébullition, orna les jardins de citrouilles, squelettes et autres décorations effrayantes. À ce moment-là, je ne réalisais pas encore ce qui allait se passer.

Bien sûr, nous connaissons tous, à travers les films et séries américaines, cette échappée d’enfants courants dans les rues en quête de sucreries, mais ce n’est là, que la partie visible de l’iceberg. 


Durant l’après-midi du jour J, nous commencions à voir des enfants et adultes déguisés se balader dans les rues du quartier, comme pour inspecter les environs. Nous fîmes de même. Je voulais absolument ressentir l’énergie d’Halloween se diffusant dans le quartier. Les maisons étaient décorées, les gens se rendaient chez les voisins organisant des "partys", des policiers faisant leur ronde étaient hélés par les voisins qui voulaient une photo de groupe au complet et les jeunes adultes sortaient de chez eux pour rejoindre leurs amis. 

À notre retour de promenade, notre voisine d’en face avait installé ses décorations et quelques-uns de ses amis arrivèrent pour participer à la distribution de bonbons.


La nuit tombant, les enfants commencèrent alors leur tournée.

J’étais surexcité ! Le saladier rempli de bonbons ; prêt à la distribution, j’attendais le premier ding dong, qui malheureusement n’arriva pas. Pourquoi ? Je le comprendrai plus tard.

Nos voisins, assis sous leur porche,  étaient déjà sollicités. J’ai alors ajouté une pancarte "Happy Halloween" à ma porte, mis des bougies à la fenêtre, nous ouvrîmes en grand la porte d’entrée, nous  sortîmes des chaises, quelques décorations et nous nous installâmes dans le jardin pour être vus par le plus grand nombre. 

Ça y était ! Les enfants s’approchèrent de notre maison. Des coucous amusés s’échangèrent entre nos voisins et nous. Les enfants tous plus mignons les uns que les autres venaient demander leurs bonbons. C’était tellement attendrissant, les parents derrière qui régulièrement disaient : tu dis bien, "Hi", "trick or treat" et "thank you". 

L’ambiance fut tellement joyeuse. Il n’y avait plus d’adulte, seulement des enfants de 7 à 77 ans. 

La voisine vint discuter avec nous entre deux vagues d’enfants affamés de sucreries et nous avons, à ce moment-là, appris que l’organisation d’Halloween était telle qu’il existait une carte des maisons participant à l’événement ! Nous n’étions pas au courant. Nous avons donc compris pourquoi personne ne venait sonner chez nous avant notre installation dans le jardin. Notre maison n’avait pas sa petite étoile sur le Map. L’année prochaine, en plus d’être décorée, notre demeure aura sa place sur le plan du voisinage pour que les enfants viennent nous réclamer leur dû !


Quelques heures plus tard, stock de bonbons à sec, nous nous sommes préparés pour rejoindre un ami à Miami Beach, et plus précisément sur Lincoln Road; la plus grande rue piétonne de la ville. Quelle ne fut pas notre surprise de voir un lieu, totalement remplie d’une foule joyeuse et endiablée. 

Tout le monde ou presque était déguisé : Schtroumpfs, rois, princesses, religieux, monstres en tous genres, animaux, Pokémons, Minions, spartiates, indiens, gens tout nus ou presque, tout et tous étaient représentés. Des jeunes, des moins jeunes, des très vieux, tout le monde se prenait en photo, souriait, dansait dans la rue, éclatait de rire et félicitait l’autre pour son costume.

J’étais sur un nuage, les yeux rivés sur chacun d’entre eux, à observer avec émerveillement les déguisements et la joie dans les regards et sur les visages.

C’était mon premier Halloween aux Etats-Unis et j’ai adoré.

Vivement le prochain ! 

La maison de nos voisins.
La maison de nos voisins.
Dans le voisinage
Dans le voisinage
dans le voisinage
dans le voisinage
Notre maison, décorée avec ce que nous avions sous la main. L'année prochaine nous aurons tout ce qu'il faut, c'est promis !
Notre maison, décorée avec ce que nous avions sous la main. L'année prochaine nous aurons tout ce qu'il faut, c'est promis !

Voici un petit aperçu de la fête qui se déroulait au coeur de Miami Beach

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Cape Florida

Dans le comté de Miami-Dade, il est une île que l’on nomme Key Biscayne. 

Ce lieu abrite une flore luxuriante, accompagnée d’une faune prospère et sauvage.


Cet été, avec mon amie en visite chez nous, notre balade s’orienta au nord-est de Key Biscayne, vers les plages, au milieu du Crandon Park, où les iguanes, énormes, vivent tranquilles et heureux. 


Pour cette seconde visite, en compagnie de l’un de mes enseignants d’anglais, avec qui  nous gardons contact, ma découverte de l’île se tourna en direction de la pointe sud . Au niveau du Phare de Cape Florida ( the Cape Florida lighthouse)

J’ai adoré découvrir le terme anglais pour phare.

Light (lumière), house (maison).

Je trouve ce mot d’une logique incroyable tout en préservant une image pleine de poésie. 

     Sur ce morceau de terre, j’ai pu y voir de magnifiques ratons laveurs aussi mignons qu’intrépides, n’hésitants pas à s’approcher, près, très près, des adeptes du pique-nique pour avoir, eux aussi, leur part du gâteau.

Sur un chemin de terre, s’enfonçant dans le parc, les araignées toujours plus effrayantes que dangereuses étaient légion. Les cocotiers offraient généreusement leurs fruits. L’océan, sublime et agité par la brise, ajoutait à ce sentiment d’une île douce et sauvage délivrant un aperçu du paradis. 

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Visite du Design district 

Ça y est ! Je possède mon premier appareil photo reflex. Malgré un temps maussade et peu lumineux, je voulais absolument sortir, m’amuser et m’entraîner à la prise de clichés.

Comme certains le savent déjà, je vis dans le quartier résidentiel de Buena Vista (je vous en ferais une visite photographique bientôt). Nous nous situons entre Little Haïti et Wynwood/MidTown.

Dans une partie de Buena Vista, est né, il y a quelques années le Design District, devenu aujourd’hui un quartier (Neighborhood) à part entière.

Mes petits yeux de curieux choisirent d’effectuer un tour de ce très chic et sublime quartier que l’on nomme le Design District. 

Ici, vous trouverez des boutiques de luxes, telles que Lanvin, Rolex, Louboutin, Zadig et voltaire, Hermes, Vuiton et une centaine d’autres toutes aussi prestigieuses. C’est un lieu ultra protégé. Des agents de sécurité y tournent 24h/24. Un peu surprenant au début, puis on s'y l’habitue.

Ce quartier a la particularité de posséder une petite rue piétonne à ciel ouvert, ce qui est extrêmement rare dans une ville comme Miami où la voiture est reine. 

Voici une petite visite des lieux en images.

École de design et d'architecture / Institut d'art contemporain de Miami.
École de design et d'architecture / Institut d'art contemporain de Miami.
Boutique
Boutique
Le quartier continue sa transformation
Le quartier continue sa transformation
Fly's Eye Dome ... Le monsieur au t-shirt beige et short noir à droite du dôme est un des agents de sécurité.
Fly's Eye Dome ... Le monsieur au t-shirt beige et short noir à droite du dôme est un des agents de sécurité.
Jungle (2014) by 2x4
Jungle (2014) by 2x4
Le Corbusier (2013) by Xavier Veilhan
Le Corbusier (2013) by Xavier Veilhan
Street Art
Street Art
Street Art
Street Art
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Les everglades

Ces derniers temps, nous comptons un bon nombre de visites des environs de Miami à notre actif. L'un de mes coups de coeur, ce sont  les Everglades.

 

Les Everglades, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un parc national d'environ 15 000 km2. Pour vous donner une idée de la taille, la superficie de Paris avoisine les 105 km2.

Les Everglades sont divisés en deux parties. La partie protégée, avec un droit d'entrée de 10$ et la partie non protégée, souillée par une agriculture polluante et un tourisme de masse pas très en harmonie avec la vie (l'avis?) des animaux. 

 

Lorsque je visionnais des vidéos à propos de Miami, une image récurrente apparaissait, l'airboat. Vous savez ce bateau avec une hélice géante derrière, glissant à une allure folle sur l'eau. Comme tout le monde au premier abord, je voulais en faire, et puis j'ai  réfléchi et je me suis dit : n'est-ce pas un peu trop bruyant et dangereux pour la faune locale ? C'est-à-dire alligators, tortues, dauphins, lamantins... 

Sur mon guide du routard, j'y ai lu que cette pratique n'était pas très écologique. Mon sang n'a fait qu'un tour.  Je ne voulais plus en faire. Quel est l'intérêt de visiter un parc national avec des animaux sauvages en totale liberté si c'est pour les déranger dans leur espace ? 

 

Lorsque avec mon mari et mon amie en visite chez nous, nous sommes allés aux Everglades, j'avais un peu le ventre noué. J'essayais de trouver des excuses du genre, s'ils ont une ferme aux crocodiles, ne comptez pas sur moi pour vous suivre. Je ne donne pas mon argent à ces gens-là.

Nous pensions tous les trois la même chose.

Je ne savais alors plus trop comment faire comprendre, sans vraiment le dire,  mon aversion pour la pratique du airboat dans une réserve naturelle tout en ne voulant pas les frustrer dans leurs envies. Je savais qu'en ne les suivant pas cela allait gâcher un peu leur plaisir. Que  par solidarité, ils se priveraient de faire ce dont ils avaient envie pour ne pas me laisser seul. Bref, dans ma tête, cela cogitait et dans ces moments-là, j'ai le coeur qui se noue très fort parce que je ne veux pas faire quelque chose qui va à l'encontre de mes valeurs. C'est physiquement impossible. Mon cerveau commanderait presque à mon corps de tomber dans les pommes juste pour ne pas avoir à faire ce que je ne veux pas.

 

Nous sommes entrés dans le parc et nous nous sommes rendus au point d'information des visiteurs.  À cet instant, quelle ne fut pas ma joie lorsque nous avons demandé où était l' airboat et que la jeune fille nous a dit que dans le parc protégé cette pratique était totalement interdite parce que polluante, bruyante et  dangereuse pour la faune et la flore. Cela a tout de suite coupé l'envie d'en faire à mes accompagnants. Mon coeur s'est dénoué en une fraction de seconde. Mon sourire est revenu, le soulagement était total. Je ne frustrais personne et n'avais plus à me retenir de dire que je ne trouvais pas cela correcte pour les animaux. 

 

Nous avons donc pu visiter les Everglades en toute sérénité et nous nous sommes offert une balade en petit bateau de promenade donc silencieux, et beaucoup plus lent, pour visiter la mangrove. Le décor était magnifique, alligators, tortues, dauphins, végétation somptueuse. Le spectacle de la nature était beau et calme comme dans mes rêves les plus zens (je ne peux pas dire les plus fous, ce n'était pas du airboat) .

 

Nous sommes également allés nous balader sur des petits chemins en plein milieu de la réserve. Je ne vous cache pas que je ne faisais pas le malin. Au vu de la taille des araignées au-dessus de nos têtes et sachant que même en voie de disparition, il y avait quand même des panthères quelque part autour de nous, et évidemment des caïmans. La nature sauvage en somme.

 

 

Le samedi suivant, nous voulions retourner aux Everglades, mais par le nord, car nous avions vu sur nos guides un village indien et une balade en petit train. 

 

La route que nous avions empruntée regorgeait d'immenses panneaux publicitaires pour l'airboat et les fermes aux alligators... Un mauvais pressentiment m'a envahi. Nous nous jetions dans la gueule du loup, ou plutôt du requin, vu que nous allions dans la Shark Valley. Et cela n'a pas raté.

Nous nous sommes garés sur un parc de stationnement  devant un beau village indien en carton-pâte; là, tu vois bien la décrépitude du peuple qui a fini par survivre avec des casinos et des attrapes touristes.

 

Mon coeur s'est à nouveau noué, dans ce village indien, il y avait des animaux en captivité, pour le spectacle, pour amuser le touriste  en manque de sensation. Ni une ni deux, devant l'entrée de ce pseudo-village, mes larmes se sont mises à couler. Je ne pouvais pas entrer là-dedans. Un lieu qui représente tout ce que je déteste, la souffrance et l'enfermement pour le plaisir de l'être humain. Heureusement, mon mari et mon amie n'avaient pas nécessairement envie d'y aller non plus en voyant le lieu et en sachant qu'ils allaient participer à cela en donnant leur argent pour entretenir ce genre de pratique.

 

Nous sommes retournés à la voiture, mon coeur se dénouant peu à peu, mes petites larmes coulant le long de mes joues et ma culpabilité d'avoir des idéaux handicapants. Heureusement, je ne suis pas marié à n'importe qui. Et mon amie, ne l'est pas pour rien. Ils ont su me rassurer et me faire entendre qu'eux aussi comprenaient. Ils étaient d'accord avec moi. 

 

Nous avons donc fait demi-tour et nous nous sommes rendus quelques kilomètres en arrière où, plus tôt,  nous avions failli tourner en cherchant le village. Mon instinct me dictait cette direction, et il avait raison. Nous étions à une autre entrée du parc protégé des Everglades !

Vous ne vous imaginez même pas à quel point j'étais heureux de pouvoir payer dix dollars pour entrer dans ce havre de paix où les animaux sont respectés et protégés.

Je vous parais complètement dingue, mais je suis réellement comme cela. 

 

Au final, le petit train, c'était là. Comme nous avions du temps avant le prochain départ, nous avons décidé à la place de louer des vélos pour faire le trajet. Trois heures de balade au milieu d'énormes caïmans, de tortues, d'araignées gigantesques et d'une végétation magnifique. 

 

Résultat de ces deux samedis aux Everglades, des débuts difficiles pour deux journées inoubliables qui m'ont rendu plus qu'heureux. 

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Chicago

En juillet, nous sommes partis en week-end à Chicago.
C'était fabuleux. Cette ville est émouvante. Elle respire l'art et la culture. Dans l'atmosphère de Chicago plane une bienveillance et une ouverture d'esprit qui m'a énormément plu.

J'ai eu un coup de coeur magistral dès les premières secondes où j'ai posé les yeux dans la ville.

Voici quelques photos sous forme de vidéo. Cliquez, regardez. Enjoy.

 

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Conjoint d'expat, les chiffres

Hello everybody !

 

Je viens de tomber sur les résultats d'une enquête que j'ai trouvés très intéressante et rassurante pour le conjoint d'expatrié que je suis.

 

Pour vous éviter de lire l'intégralité de cette enquête, pas  passionnante pour tout le monde, voici les chiffres que j'ai retenus :


"L’expatriation est une bonne ou très bonne expérience :

Au niveau global pour 86 %

Au niveau de la vie de famille pour 84 %

Au niveau du couple pour 82 %

 

L’expatriation est une mauvaise ou très mauvaise expérience :

Au niveau de la carrière pour 62 %"

 

Parlons du point négatif en premier, j'aime garder le meilleur pour la fin. 

Je ne suis ici que depuis trois mois et demi, presque quatre et je n'ai toujours pas mon visa de travail. Les démarches sont très longues pour ce genre de papier lorsque l'on est conjoint d'expatrié aux Etats-Unis. Je ne parlerai que de mon cas, ne connaissant pas la législation  des autres pays ni du délai d'obtention pour les autres visas. 

J'ai un visa L2, ce qui fait de moi, nous pouvons le dire, un très gros chanceux, c'est un des rares visas de conjoint qui donne le droit de travailler et d'étudier aux States. De plus, je n'ai pas eu à faire les démarches, les avocats de l'entreprise de mon mari s'occupent de tout. 

Je ne sais pas encore si je trouverai facilement du travail, je ne m'en inquiète pas plus que ça. Je suis assez serein et ces longs délais me permettent de ne pas me presser et de réfléchir calmement. J'ai d'ailleurs des millions d'idées qui me viennent, preuve que mon optimisme et ma curiosité sont toujours au rendez-vous. Je vous en reparlerai le moment venu.

Ces 62% d'expatriés ayant une mauvaise ou très mauvaise expérience au niveau de leur carrière professionnelle pourraient faire peur. Bizarrement, je ne me sens pas concerné. Je ne suis pas carriériste pour un sou (tout du moins, pas pour le moment). Je sais que l'expérience que je suis en train de vivre est plus un enrichissement personnel qu'un plan de carrière. Je ne devrais donc pas avoir de frustration à ce niveau-là.

 

En ce qui concerne l'expérience très positive dans le domaine du couple qui est de 82%, je dis oui, un grand oui, un immense oui ! Même pas quatre mois loin de nos familles et amis que nous ressentons déjà les effets sur notre relation. Je ne me suis jamais senti aussi proche et fusionnel avec mon mari qu'aujourd'hui. Nos conversations, notre façon de nous regarder, de nous aimer sont mille fois plus intenses. J'en suis ému en y pensant. Être loin de tous nos repères nous rend plus attentifs, protecteurs l'un vis-à-vis de l'autre et j'oserais même le dire, plus solidaire. 


 

Un matin de septembre à Miami Beach
Un matin de septembre à Miami Beach
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Improve your english / Améliore ton anglais.

Hello guys !!

 

Apprendre une langue étrangère, c'est découvrir les talents insoupçonnés de nos organes de la parole. C'est prendre conscience de l'absolue nécessité d'un bon positionnement de la langue et de la mâchoire, de l'ouverture de la bouche et de la façon de fournir l'air pour émettre un son.

Je suis épaté par la manière de produire des sonorités simplement inexistantes dans la langue française. Articuler en anglais le "R" est pour moi le plus compliqué. Le "L" demande du travail, mais une fois que l'on a compris où positionner la langue, c'est assez simple... Jusqu'au moment où on t'explique que, selon la lettre qui vient ensuite, tu places ta langue autrement pour la prononcer.

Vraiment très dur, mais tellement passionnant. 

Ma langue maternelle semble si simple et naturelle. L'anglais m'apparaît tellement contre nature. Nous apprenons pourtant tous  intuitivement nos dialectes respectifs. Les capacités humaines me fascinent. 

 

Mon niveau d'anglais grimpe considérablement. Je ne m'en rends pas nécessairement compte, mais mes professeurs sont là pour me le rappeler régulièrement et c'est un vrai bonheur. On oublie souvent l'importance des encouragements. Chaque jour, j'entends du positif à mon sujet. On me félicite de mes progrès. On complimente ma compréhension et ma diction. J'aime cette mentalité. Elle me permet de mieux évoluer. 

 

J'arrive à la fin de mes cours d'anglais. C'était vraiment très bénéfique de commencer mon expatriation par trois mois d'apprentissage des bases de la langue. J'ai évidemment encore beaucoup de boulot avant de parler couramment l'anglais, mais  je sais désormais me débrouiller tout seul, me faire comprendre et comprendre les autres. Il est temps pour moi de pratiquer l'anglais en rencontrant du monde.


Ma réflexion sur mes projets futurs avance. Étant incroyablement serein ces derniers temps, j'arrive à réfléchir calmement et à prendre le temps d'y penser sans me presser. Je laisse mûrir mes idées. Affaire à suivre donc. 

 

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Avis de tempête.

Non, ce n'est pas la lune, mais bien un éclair qui illumine la baie.
Non, ce n'est pas la lune, mais bien un éclair qui illumine la baie.

Alors, ici, lorsqu'il y a de l'orage, ça ne rigole pas, mais alors vraiment pas. Il est d'ailleurs important d'avoir l'application qui envoie les bulletins d'alerte sur son smartphone, afin de ne pas sortir au mauvais moment.

Cela fait trois semaines que nous vivons à Miami, il a peut-être plu quatre ou cinq fois, je ne m'en souviens  plus. Il y a une chose dont je me souviens, c'est qu'il ne pleut pas nécessairement longtemps, mais il vaut mieux ne pas être dehors à ce moment-là.

Ici, il ne bruine pas et il ne pleuviote pas. On passe directement à l'étape "se prendre une sacrée saucée".  

mardi 11 juin, cette fois ce n'était qu'un petit orage.
mardi 11 juin, cette fois ce n'était qu'un petit orage.
Éclair irradiant de lumière la baie.
Éclair irradiant de lumière la baie.
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Retour sur mes deux premières semaines

Bonjour tout le monde !

Voilà déjà un peu plus de deux semaines que nous sommes arrivés à Miami. 18 jours même, pour être précis. 

Nous avons trouvé notre maison en une semaine. Pas vraiment grâce à notre agent immobilier sur place malheureusement, car, même s'il était très sympa, il n'avait pas l'air de comprendre que vivre trois ans aux Etats-Unis avec vue sur des constructions ce n'était pas vraiment notre idéal de séjour.

De plus, nous avons plusieurs fois été frustrés de trouver des appartements qui nous plaisaient beaucoup et qui finalement étaient interdits aux chiens d'un certain poids et nous avons un gros chien. Résultat, j'ai pris les devants et fait mes recherches moi-même et nous avons eu un coup de cœur pour une belle maison avec jardin dans le quartier qui nous plaît et où notre chien est accepté ! Design Distric / Wynwood.

 

La paperasse est une montagne immense à franchir, c'est terrible tout ce qu'il y a. Heureusement, nous avons l'énorme chance d'avoir plusieurs personnes pour s'occuper de pratiquement tout pour nous. C'est un des privilèges de l'expatriation. L'entreprise qui t'emploie te prend sous son aile. 

 

Depuis que nous sommes sûrs d'avoir la maison, la tension est retombée au sein de notre couple. Car, oui, tout n'est pas rose non plus, loin de là. Partir à des milliers de kilomètres de chez soi, sans amis, sans famille, sans travail, sans maîtriser la langue du pays où l'on se rend, ça reste une épreuve assez importante, même lorsqu'on part en couple.

Les premiers jours n'ont pas été très roses. Nous nous sommes pas mal disputés, nous nous sommes fait la tête à peu près tous les jours pendant les dix premiers jours et nous parlions même de mon retour en France.

Ha! La vie de couple en période intense de stress, ça passe ou ça casse. Apparemment, ça passe pour nous. Les tensions se sont presque envolées depuis que nous connaissons notre adresse définitive et que nous pouvons commencer à nous projeter dans notre nouvelle vie et notre chez nous que nous allons avoir d'ici quelques jours.

Bien sur, les épreuves ne sont pas terminées. C'est ce qui fait tout le charme de l'expérience et qui pimente notre histoire.

Je ne vous cache pas qu'un peu de repos ça fait du bien aussi. Cette semaine fut plutôt placée sous le signe de l'apaisement. Pas complètement évidemment. Mon caractère de cochon m'est intrinsèque, donc ça ne peut concrètement pas être l'harmonie continuellement avec moi, mais comme le dit si bien mon mari : "Alexandre est un chieur, un gentil chieur, mais un chieur quand même". Il aime également me comparer aux dix plaies d'Egypte... C'est de bonne guerre. 

 

Lorsque nous parlons de nourriture, les Etats-Unis ne nous viennent pas vraiment à l'esprit en premier lieu, sauf si on veut parler de mal bouffe.

Je voudrais nuancer cela en disant que nous n'avons jamais aussi bien mangé depuis que nous sommes à Miami. L'avantage de ce pays, c'est qu'il y en a pour absolument tous les goûts et le nôtre, c'est la nourriture saine (non transformée) et végétarienne voir végétalienne. Depuis que nous sommes ici, c'est tellement simple dans les magasins et au restaurant que nous avons marqué un virage complet en devenant végan. Fini la viande et le poisson (pour ma part cela faisait déjà quatre ans que j'étais végétarien), fini les œufs et les produits laitiers. Nous cuisinons des produits frais tous les jours et qu'est-ce qu'on se sent bien, autant dans l'esprit que dans le corps. 

 

Nous allons très régulièrement à la salle de sport. Moi qui n'aimais pas trop ça, j'y prends goût. C'est vrai que Miami est une ville très sportive et j'aime me laisser influencer par les bonnes choses alors je m'adapte et je m'y mets ! 

 

J'ai commencé mes cours particuliers d'anglais chez Berlitz. Quel  bonheur de s'y remettre. Je suis super content de ne rien avoir perdu depuis le lycée (c'était il y 8 ans). Ce n'était qu'un problème de confiance en moi. Petit à petit, ma langue se délie et les mots sortent plus facilement que je ne l'espérais. Les premiers temps, je vais aller en cours tous les jours pour évoluer le plus rapidement possible puis j'aviserai. J'ai quand même hâte et je suis hyper excité à l'idée de parler couramment une deuxième langue. L'étape suivante, je me dis qu'à partir de janvier prochain, ce sera l'espagnol. Miami est une ville Bilingue, on y parle autant l'anglais que l'espagnol. Il faut donc que j'en profite pour, pourquoi pas, devenir trilingue ;-)

 

Je me suis fixé comme devise que rien n'est impossible, il faut juste le vouloir et profiter des opportunités que la vie nous offre et elle m'en offre tellement que je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. 

 

Et bien dis donc, aujourd’hui, je vous ai donné de la lecture, un vrai chapitre de roman haha. Je n'en rajoute pas plus et vous laisse à d'autres occupations. Très bonne journée/soirée à vous tous qui me suivez et merci de le faire :) 

 

 

A Miami aussi il y a l'Olympia !!
A Miami aussi il y a l'Olympia !!
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Wynwood Kitchen & bar 

Hier soir, nous avons testé un restaurant du quartier artistique de Wynwood.  Quelle beauté ce quartier. Je suis émerveillé dès que j'y mets les pieds. Un vrai bijou ! 

Le restaurant où nous nous sommes rendus est le "Wynwood Kitchen & Bar". Les gens sont vraiment gentils et comme un peu partout à Miami, ils sont bilingues anglais/espagnol. 

Nous nous sommes fait une orgie de nourriture jusqu'à s'en faire exploser la panse. Un vrai régal.  

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Se repérer dans Miami

Nous sommes à Miami depuis 11 jours maintenant. 

Nous n'avons pas pu trop  visiter la ville, car nous avions l'urgence de trouver un appartement ou une maison. C'est d'ailleurs toujours en cours. Je vous en dirai plus lorsque nous serons fixés.

Mine de rien, je dis que nous n'avons pas pu visiter, mais à parcourir la ville pour chercher notre chez nous, nous avons quand même pu bien voir la ville. Ça y est, on peut déjà dire qu'on sait presque se diriger dans Miami sans plan ! Les villes américaines étant toutes quadrillées, c'est plus facile de se repérer. Pratiquement toutes les rues sont numérotées. Rares sont celles qui portent un nom, et d'ailleurs, on ne donne pas un nom à n'importe quelle rue.

La ville est séparée en quatre par Miami avenue d'est en ouest et West Flager Street du nord au sud. Il y a les rues du Nord-Est (NE), celles du Nord-Ouest (NW), du Sud-Est (SE) et du Sud-Ouest (SW). Donc si je dois me rendre au 756, NW 23th St, je n'aurais plus qu'à aller dans la partie Nord ouest de la ville et remonter jusqu'à la 23e St et me rendre au numéro 756 ! Vous suivez ?

Si oui, félicitation, vous viendrez donc sans GPS, si non, pas de problème non plus. Une heure de pratique et vous aurez tout compris ! Il y a des choses sur lesquelles les Américains sont très pragmatiques et ça franchement, c'est un pur bonheur. Bon, la prochaine fois, je vous apprendrai que les st (Street) sont dans un sens et les ave (avenue) sont dans l'autre et vous serrez des pro du déplacement en ville américaine ! Avec les deux rues qui séparent les quatre points de la ville vous devriez pouvoir déjà le deviner... Alors ? ( Et on ne regarde pas le plan ! Bande de petits chenapans !) 

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L'arrivée à Miami

Après avoir atterri et récupéré notre grosse boule de poils à moitié traumatisée, mais  très vite rétablie en nous voyant (on s'est quand même bien fait, grondé et aboyé dessus par Bob ^_^ ) nous sommes allés chercher notre voiture de location. Nous sommes partis directement pour notre chez nous provisoire dans le quartier de Brickell.

Evidemment, nous nous sommes perdus et au lieu d'aller au sud de Miami, nous sommes partis vers le nord. Notre GPS ne voulait pas fonctionner. Après quelques, longues et fastidieuses, minutes d'essais, nous avons réussi à comprendre comment il s'utilisait.


L'appartement est plutôt spacieux et en plus tout était installé pour nous sentir à notre aise pour notre arrivée. Télé et lampes allumées, table mise, petits cadeaux de bienvenue, ustensiles de cuisine neufs, etc.


La vue est plutôt pas mal, enfin, je parle d'une moitié.

L'autre côté, c'est plutôt des immeubles en travaux et en construction, car, oui, le centre de Miami est un lieu en perpétuelle évolution. Il y a des tours qui poussent absolument partout... Oh non ce n'est pas bruyant du tout du tout :) 

Là, tu sens que tu es dans une ville relativement récente qui grandit à vue d’œil et à ouïe d'oreille, qui n'a pas besoin d'être fine  ;) 


Pour finir, nous sommes allés faire quelques courses au Whole Foods Market. 

Cette chaîne de magasins, est un temple pour moi. On y trouve que de bonnes choses.

Des produits bio, mais pas que.

Des produits garantis sans OGM, une flopée d'aliments et de plats sans gluten, végétariens et végétaliens. Et on peut même cumuler ! Nous avons trouvé une pizza Bio, sans gluten, sans produit laitier et qui au goût est plutôt pas mal. 



PS: pardon pour la qualité des images, je n'ai que mon téléphone pour le moment et pas de logiciel de retouche. Viendra le temps où j'aurai un bel appareil photo :) 

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Le grand départ aux States

05.21.15 9:30 am/ 21.05.15 9h30.

 

Après avoir pendant plusieurs semaines dit au revoir à la plupart de nos proches, nous arrivions enfin à ce fameux jour J.

Ça y était. Le taxi vint nous chercher, notre chien Bob, mon mari et moi pour nous déposer à l'aéroport.

Lors du trajet, j'avais le sentiment qu'une page se tournait. J'observais le paysage, perdu dans mes pensées et la larme au coin de l’œil. Une larme à la fois joyeuse et déjà nostalgique. Une sacrée histoire, toutes ces émotions qui se mélangent les unes aux autres et se bousculent pour vous montrer que oui, elles sont bien toutes là et qu'elles ne vous laisseront jamais tomber. Je ne dirais pas qu'elles sont mes meilleures amies, mais une chose et sur, elles me font me sentir vivant et savent débarquer au bon moment.

 

Ce matin-là, le moment que nous redoutions le plus est arrivé. Celui du chien dans la cage, certes géante et spacieuse, mais une cage quand même. Notre Bob était dans une panique noire lorsque la cage, avec lui enfermé à l'intérieur, est partie sur le tapis roulant. Il pleurait tellement que cela nous a brisé le cœur. Evidemment, nous pleurions aussi avec cette impression d'être de mauvais maîtres qui abandonnaient leur grosse peluche. Ce n'était l'histoire que de quelques heures et nous essayions de ne pas trop être dans l’empathie des heures de stress que notre toutou allait vivre. Nous préférions penser à plus tard et aux superbes baignades qu'il allait faire dans l'océan Atlantique.

 

Il était temps de prendre nous aussi la direction de la salle d'embarquement. J'étais assez excité à l'idée de prendre pour la première fois de ma vie l'avion en classe business (c'est l'avantage du cumul de miles d'un mari toujours en déplacement). Je dois dire qu'on y prend vite goût à ce petit luxe. Siège qui s'incline pour devenir un lit, un écran personnel pour regarder les séries et les films que je veux, et pour jouer aux jeux vidéo également. Un personnel de cabine aux petits soins. De la nourriture de grande qualité, car oui, c'est une chef étoilée qui concocte le menu des classes affaires, rien que ça mes amis. 


Et pour finir avant le décollage et la mise hors tension de mon téléphone portable, quelques derniers appels émouvants d'amis et de membres de ma famille et un ultime appel larmoyant à ma grand-mère que j'aime tant. 

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Semaine de repérage à Miami (2)

Jour 2 : Dimanche 8 mars 2015

À mon plus grand étonnement et plaisir à 5h30, j'étais réveillé (nous nous étions endormis à 20h la veille, merci le décalage horaire). 

Nous avons décidé de passer la journée à Miami Beach.

Dépôt en taxi à l'angle de la 5eme rue et de la fameuse "Ocean Drive".

Nous nous sommes baladés sur la plage.

La baignade n'était franchement pas conseillée. Les drapeaux étaient rouge et violet.

Le drapeau rouge signifie, que la mer est en grande forme, les courants sont puissants, il y a du vent, bref ce n'est pas le jour pour prendre un bain.

Le drapeau violet signifie que l'eau contient des éléments marins nocifs pour l'homme. Ce jour-là, le danger, c'était une mer infestée de méduses.

La plage ici n'appartient pas qu'aux mouettes. Une multitude de petits oiseaux plus mignons les uns que les autres se partagent les lieux. 


Nous avons continué à longer Ocean drive pour ensuite aller plus au nord nous balader sur Lincoln Road. Une très longue rue qui traverse Miami Beach d'est en ouest. Une grande partie de la rue est piétonne et regorge de restaurants, de boutiques et de cafés.

Et nous sommes retournés vers le sud de Miami Beach en passant par le Flamingo Park.

 

Miami Beach est vraiment une très jolie ville, de par son architecture Art Déco et aussi très particulière. Il y a beaucoup de touristes et c'est assez bling-bling. On y voit une ribambelle de voitures de luxes toutes plus brillantes et m'as-tu vu les unes que les autres. 

Les gens s'habillent vraiment comme ils veulent. Il y avait de tout, des classiques, des tendances et pas mal de tenues plus que légères, laissant apparaitre des formes très généreuses pour les filles ou des muscles plus que saillants pour les garçons. À Miami Beach, on se montre, la chaleur aidant, sans s'encombrer de trop de vêtements. Les t-shirts ? Pourquoi faire ? Les shorts ? Une culotte accompagnée d'un haut bien décolleté fera l'affaire. 

Mon petit plaisir de la journée à moi, c'était d'aller au Whole foods market. Un magasin bio immense où je n'ai jamais vu autant de choix. J'étais comme un gamin dans un parc d'attraction. Et, Oh ! Bonheur ! Leur rayon fromage est largement rempli. Tout le monde me disait : aux États-Unis, tu vas être triste sans fromage. Et bien, permettez-moi de vous dire que le choix me semble plus que correcte. Je n'y ai pas goûté, mais je vous en dirai des nouvelles, c'est promis :). Gros plus de ces magasins, ils font à manger sur place ou à emporter. J'y ai pris un sandwich végan dont le goût était incomparable à ce que j'ai pu manger en France. Leur "fausse viande" est délicieuse et gouteuse et la texture n'est pas friable ou gluante comme on en trouve souvent. Non un vrai sandwich avec des ingrédients bio et consistants à l'intérieur. MIAM ! 

Nous sommes ensuite retournés sur Coconut grove pour manger et bien boire au Bice Bistro, un très bon restaurant italien.

 

C'est ainsi que notre week-end se termine. 

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Semaine de repérage à Miami (1)

Du 7 au 12 mars, nous sommes partis pour une semaine de repérage à Miami. En voici le récit, sous forme de journal.

JOUR 1 : Samedi 7 mars 2015.

 

Réveil très tôt avec très peu d'heures de sommeil. Habituellement, je dirais douloureux, vu l'heure à laquelle nous nous sommes levés, mais là, j'ai les yeux grands ouverts d'excitation. Ça y est, je vais prendre un avion pour traverser un océan et me rendre en Amérique ! 

Arrivé dans l'avion, je suis le plus heureux, je suis au hublot. Qu'est-ce que j'aime cette place, je passe en général les trois-quarts du temps collé à la vitre à contempler la terre vue du ciel. 

Passage aux abords de Paris, par le sud. J'aperçois distinctement mon quartier puis nous poursuivons notre envolée vers l'ouest. Nous passons par la Normandie et la Bretagne. Le Mont-Saint-Michel est splendide vu de là-haut. J'étais comme un enfant, à sautiller sur mon siège et à dire à mon mari : hé ! Regardes ça et puis ça et puis là, regarde là !

Nous avons quitté la France par la pointe bretonne. Du ciel, on voit tellement bien se dessiner les contours de la France comme sur une carte de papier. 

Voire, d'en haut, ces paysages, me coupe le souffle et me met dans un état d'euphorie à chaque fois. C'est incroyablement beau et apaisant. Je ressens la même chose lorsque je suis en plein milieu des airs en parapente. Un sentiment de plénitude incomparable à ce que j'ai pu ressentir les pieds sur terre.

Ça y est notre périple en avion se poursuivra au-dessus de l'océan jusqu'à Miami. Je ne peux m'empêcher de continuer à observer cette étendue d'eau où l'on devine les vagues, l'écume et où l'on aperçoit parfois des paquebots. 

L'ombre de l'avion et  sa traînée de fumée se dessinent poétiquement sur l'Atlantique. 

Nous passons au-dessus des îles portugaises où un majestueux volcan noir domine la petite étendue de terre sortant de l'eau au milieu de nulle part.   

 

Désormais, le bleu de l'océan dominera complètement durant plusieurs heures.

 

Petit à petit, l'eau s'éclaircit, son bleu devient turquoise, des bouts de terre et des bancs de sable blanc surgissent et se font de plus en plus fréquents. Les Bahamas sont sous nos pieds. Une splendeur sans nom, des couleurs époustouflantes. Des centaines de bateaux de plaisance fourmillent dans les eaux translucides.

 

Et Miami apparaît, là belle et magnifique ville se dévoile. Nous la traversons par le sud jusqu'à survoler les Everglades, l'atterrissage est imminent. 

La porte de l'avion s'ouvre et je foule pour la première fois le sol américain. Un air doux et chaud m'empare, ça y est, j'y suis : à Miami !

 

Nous filons poser nos affaires à l'hôtel qui se situe dans le quartier de coconut grove et sans perdre de temps nous allons nous balader dans le centre du district. On s'arrête prendre un verre et une collation au sandbar grill. Le quartier est propre, calme, chaleureux et semble bien vivant. Nous prendrons plus le temps pour visiter durant le séjour. Il est l'heure pour nous de rentrer se reposer à l'hôtel avant un dimanche qui sera sans nul doute prolifique. 

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Deux jours de stage avant l'expatriation

Afin de préparer le départ et d'appréhender notre arrivée à Miami, nous avons eu deux journées de stage. 

 

La première, en couple, était une journée de formation interculturelle. 

 

Nous avons pu y découvrir/ou redécouvrir (vu que ma curiosité m'avait déjà poussé à faire pas mal de recherches), l'histoire de Miami et son caractère cosmopolite.
Plus généralement, nous avons parlé des valeurs et de la vision de la vie des Américains. Les États-Unis ont beau faire partie de la culture occidentale qui est la nôtre également, elle n'en est pas moins différente sur beaucoup d'aspects que j'aurai tout loisir de vous faire partager lorsque moi-même j'y serai baigné et imprégné.
J'ai appris qu'il y avait deux grands tabous : la religion et la politique.

J'espère que ce n'est pas complètement vrai, car pour ceux qui me connaissent bien, j'ai une forte tendance à aimer parler de sujets politiques :-). Pas de problème à ce niveau-là au début, vu que je vais déjà me consacrer à apprendre la base de l'anglais avant de me lancer dans des débats d'idées. Chaque chose en son temps ! 

 

La seconde journée, je l'ai passé sans mon mari.

Elle concernait les conjoints d'expatriés. C'est vraiment une chance énorme d'avoir accès à ce genre de stage. On en ressort plus motivé que jamais, la tête pleine d'idées et de projets. Le mien est le suivant : devenir totalement bilingue, passer des diplômes d'anglais (et oui quand je vais rentrer en France, pays idolâtrant les diplômes, il faudra bien que mon CV soit rempli) afin de prendre plus confiance en moi. M'immerger dans la culture américaine, me faire un réseau privé et pourquoi pas plus tard professionnel.

Je pense que cet objectif est plutôt pas mal. Ça va bien m'occuper. Surtout que sachez qu'il faut toujours un temps plus ou moins long d'adaptation lorsque l'on s'expatrie. Ça prend entre trois mois et un an. Je m'attends à des sentiments de solitude et des coups de blues, mais j'ai déjà connu ça lors des premiers temps en tant que nouveau parisien. Finalement, j'ai déjà connu à un petit niveau, le schéma de l'expatriation. 

Je suis assez satisfait de voir que depuis quelque temps, j'assume de plus en plus mon profil. Je me sens à l'aise dans l'artistique, le littéraire et le social. Il m'a fallu du temps pour l'accepter, mais je digère l'information à mon rythme et le temps que je vais passer à Miami, je vais le mettre à profit pour m'accepter davantage. 

Lors de notre formation interculturelle, la coach a vite repéré ma personnalité introvertie (je ne parle pas du sens négatif que l'on donne souvent au terme). Elle m'a donc fait visionner cette vidéo qui m'a beaucoup touché et rassuré.
Vous aurez donc constaté mon besoin constant d'être rassuré ;-) C'est comme ça que je m'épanouis, dans une ambiance rassurante... Comme la plupart d'entre nous d'ailleurs. 

Bilan de ces deux journées : extrêmement positif. Une foultitude d'informations, d'articles, de sites, de forums sur Miami, l'expatriation et l'apprentissage de la langue anglaise.



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L'annonce de l'expatriation

Depuis plusieurs mois, nous savions qu'il y avait de fortes chances pour qu'une expatriation se fasse. Où ? Très certainement l'Amérique. Du sud ? Du Nord ? Nous ne pouvions faire que des pronostics. On avait quand même réussi à se mettre en tête Chicago pour plusieurs raisons en rapport avec le boulot de mon mari. J'avais donc fait déjà pas mal de recherches sur la vie là-bas, l'immobilier, la culture...

 

Et puis l'annonce est tombée. Ça y était. Verdict : MIAMI !

Étrangement, ma réaction fut extrêmement mitigée. J'ai commencé par un sentiment de déception, parce que je m'étais mis Chicago en tête et que je m'y voyais déjà.

Puis, un mouvement de panique m'a envahi. J'ai dû appeler des amis et ma maman, pour m'apaiser. C'était fait, nous partions. Nous partions dans une ville dont je n'avais que des préjugés et des aprioris. 
J'ai tout de suite été rassuré par l'engouement de mon entourage. "WHAT ? Miami, mais c'est génial ! Le soleil, la plage ! On va venir vous voir, c'est évident !"

Oui, parce que Chicago, ça peut sembler anecdotique, mais l'hiver, je pense que je me serais senti bien seul. Ça n'aurait pas attiré grand monde vu les températures négatives, le vent et la neige. Alors que le sable, le soleil et les palmiers, c'est plus enthousiasmant :-)

 

Ni une ni deux, j'ai sauté sur mon ordinateur et j'ai cherché les éléments qui allaient me rassurer. 

Il y a bien des musées et la culture y est bouillonnante. Il y a des vélos en libre-service (citi bike) et des transports en commun, il y a des magasins bio et des restaurants végétariens.

Tout le monde n'est pas bodybuildé et ne pense pas QU'à son apparence. 

Je suis tombé sur des forums, des blogs, et des sites d'autres expatriés.

Au fil de mes recherches sur la vie à Miami, ses quartiers, son caractère cosmopolite, son histoire, je n'avais plus qu'une hâte : y aller ! 

 

Nos réactions sont parfois bizarres, mais la première chose à faire et de chercher et de s'instruire  pour se rassurer. Ha! Cette peur de l'inconnu, toujours là, cachée au fond, prête à surgir :-) 

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